Dans la série, « x jours en escapade », voici le Japon.

Se ressourcer, se ressourcer et encore se ressourcer !


Jour 0

Il est un peu plus de midi, nous nous apprêtons à nous envoler au pays du soleil levant, non sans effectuer un crochet par un autre pays, celui le plus peuplé de notre terre, la Chine.

Une arrivée au très petit matin.

Et une seconde arrivée, au bout du périple avec un accueil comme il se doit.


Jour 1

La journée est déjà bien entamée, l’après-midi nous permettra une entrée en matière tranquille pour une semaine grande distance. Petit tour en grande roue, à côté de l’aquarium d’Osaka. Le ciel bleu est magnifique et nous donne un bon indice du temps que nous aurons ces prochains jours.


Jour 2

Il est cinq heures et quelques, nous passons des rêves à la réalité et filons prendre un Shinkansen pour l’île de Miyajima. Une pure perle dans la baie d’Hiroshima.

Nous prenons un ferry, une télécabine, un téléphérique pour arriver au point de départ, Shishi-iwa (433 mètres), d’une bonne marche de deux heures avec pour objectif, l’Himalaya local, le Mont Misen culminant à 535 mètres. Quelques cent mètres de dénivelé, mathématiquement, mais triplé par le creux de la vallée par où le chemin escarpé se faufile.

La vue est imprenable et impeccable pour contempler la région sur un angle de 360 degrés !

Le lieu est surtout connu pour son si unique Torii les pieds dans l’eau.

Marée haute.

Marée basse !

Nous prenons encore quelques instants pour nous balader au pied du Mont.

L’après-midi nous ouvre les bras pour redécouvrir, Hiroshima. Ce sont près de 10 années qui nous séparent de la première visite de cette ville et c’est un constat assez frappant que nous faisons. La charge émotionnelle du Parc du Mémorial de la Paix est aussi intense par une pluie hivernale de 2009 que par un soleil éclatant, cerisiers en fleurs compris pour le prix, de 2018.

Et il est déjà temps de s’engouffrer dans un Shinkansen pour le retour et dans les bas fonds de la gare de Shin-Osaka pour le repas, du soir, à l’italienne.


Jour 3

Dimanche 1er avril prend naissance et fait place à la visite de Kobe, comme le Boeuf. Toutefois, pour l’agrémenter, il est peut-être nécessaire d’y jeter quelques herbes. Direction le jardin de ces dernières, Nunobiki, sur les hauteurs de la ville.

Nous n’arrêtons pas en si bon chemin notre collection de télécabines et sommes les premiers clients du jour, après avoir fait le pied de grue un peu moins d’une heure, étant plus matinaux que les oeufs.

Le sommet nous enrichit d’une vue magnifique.

Nous hésitons et puis finalement, nous nous rendons à quelques arrêts de bus de là, prendre un funiculaire et encore un téléphérique, … pour la collection.

La vue est lointaine et respectable, nous avons gravi le Mont Maya, sans être allés au Mexique et engloutissons un steak, le tout, avec baguettes.

De retour à hauteur de mer, nous foulons le port de Kobe, ses lettres gigantesques posées là et prenons à nouveau de la hauteur dans sa tour iconique.

Nous faisons encore un crochet autour d’une statue de manga posée là, s’établissant à une vingtaine de mètres tout de même.

Et pour terminer la journée, nous choisissons de nous faire dorloter pour la soirée dans une nouvelle grande roue, au centre de d’Osaka.


Jour 4

08H14, nous sommes moins matinaux qu’à l’habitude et prenons nos jambes à nos cous pour Kyoto et plus précisément pour le Pavillon d’Or. Une prouesse architecturale posée au milieu d’une nature luxuriante.

Encore une autre prouesse architecturale, les mille torii plantés en file indienne au sud de la ville. Le touriste lambda s’y presse, mais plus la montée se fait raide, plus il disparaît, au profit de notre méditation tranquille accompagnée de sueur, vu la chaleur.

Avant de quitter Kyoto, nous prenons encore un peu de hauteur pour surplomber la ville depuis sa fameuse tour.

Le soleil est couchant, rasant, le temps de retourner à Osaka.


Jour 5

Ne serait-ce pas l’appel de Tokyo en ce 5e lever de soleil ?

Les 500 kilomètres qui nous séparent de la Capitale sont avalés en un peu moins de 3 heures.

Les bagages déposés à la consigne de la gare, l’envie est trop pressante d’aller faire un tour en barque. Avec toutes ces technologies, ces immeubles, il nous faut une bouffée de nature. Des cerisiers en fleurs en veux-tu en voilà, nous naviguons sous ces derniers à l’allure tranquille. Prendre son temps, l’adage de la journée.

Bagages récupérés, nous contournons le parc Yoyogi pour nous rendre dans nos quartiers des prochaines 48 heures. « Lost in translation » y a été tourné, nous y retournons après quelques années de manque. Le sésame pour ouvrir la porte, ni emprunte digitale, ni carte magnétique, une clef, une vraie. L’hospitalité aussi, la vraie.


Jour 6

Il est 5 heures, Paris n’est pas du tout réveillé, Tokyo très bientôt. Le soleil se lève dans quelques minutes sur l’extrême gauche de la baie vitrée. La magie opère…, la boule de feu rattrape notre altitude.

Notre collection de sommets nous impose naturellement l’ascension, par un ascenseur aux 600 mètres à la minute, de la Skytree Tower avec un point culminant à 634 mètres et un observatoire publique à 450 mètres. Une formalité après Séoul ou encore à Toronto.

Histoire de mettre un soupçon de culture dans cette journée, nous prenons le métro pour traverser un bras de la rivière Arakawa. Nous nous retrouvons devant l’imposant Sanctuaire Asakusa. Une beauté.

Culture, buildings, transports supersoniques, la recette n’est pas complète. Jigoro Kano l’a créé, nous y sommes allés. Nous sommes dans le saint des saints. Nous visitons d’abord deux pièces rassemblant des éléments vieux de plus de cent ans. Nous montons ensuite quelques étages pour surplomber l’âme du lieu.

A force de manger sur le pouce, nous n’en avons plus. C’est donc l’occasion de tenter la tranche de boeuf au New York Grill, celui de Kobe. Le fameux. Exquis. Fondant.


Jour 7

Première étape, la tour « eiffélique » de Tokyo et son rouge puissant. La vue est ma foi bien belle. Son poids représente la moitié de celle, sise à Paris. Elle mesure pourtant quelques 7 mètres et des tôles de plus que sa frangine française. Avoir un exemple aide, n’est-ce pas Cher Tachu Naito.

Nous filons, non pas tricoter mais décortiquer sous tous ses angles le fameux passage piétons de Shibuya, accessoirement le plus grand de notre planète. Qui sait ailleurs ?

Avant.

Après.

Un taxi nous embarque peu après pour nous expédier illico presto à l’hôtel ou la navette nous attend pour la gare. Il est 14H59, la voiture s’arrête. Nous descendons pour remonter dans la navette, il est 15H00. Les Dieux des transports et de la précision sont avec nous. Ce n’est pas plus mal, le Shinkansen pour Osaka ne nous attendra pas.

Dernière journée, c’est magasiner qui nous attend et accessoirement la visite extérieure du château bien connu de la ville.


Jour 8

09H00, premier vol d’une série de trois pour un retour en terres européennes.

Osaka (KIX) à Pekin (PEK).

Pekin (PEK) à Francfort (FRA).

Merci pour la lecture et à disposition pour les questions !