Dans la série, « x jours en escapade », voici le Brésil.

Du soleil sous toutes ses formes, de la montagne, du canon (sans alcool), du design, de l’art (et sans cochon), de la vente (sauvage), du risque, du train (à crémaillère), de l’avion (à 4 réacteurs), des marches (à gravir), des pales (d’hélicoptère), du graffiti, de la police et bien plus encore ? En veux tu, en voilà, c’est par là !


Jour 0

C’est en soirée que nous nous alignons sur la piste 23, désignée ainsi durant près de 100 ans et depuis le 13 septembre 2018, rebaptisée piste 22.

Quelques 30 minutes plus tard, nous optons pour un triple 7 de Swiss à destination de la mégapole Sao Paulo, comme notre écran l’indique très justement.

Il reste 4 minutes de vol, comme l’indique également l’écran et nous posons les roues au plus que petit matin, puisque la seule lumière ne provient pas du soleil mais bien des lumières emblématiques d’un aéroport, celui de l’aéroport de Guarulhos.


Jour 1

La première nuit ayant valablement eu lieu, nous pouvons désormais parler de premier jour et nous filons à l’hôtel déposer les affaires. Le long trajet nous permet de bien réaliser la taille de la ville et dans le même temps, donne la possibilité au soleil de s’établir correctement afin de nous décourager de prêter attention au marchand de sable qui n’est pas loin. Qui plus est, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et puis c’est tout.

Tout commence sous les meilleurs hospices.

Probablement cliché, mais si on ne dort pas, au moins on mange. Alors c’est un métro, pour sentir au plus près la cité, qui nous transportera à notre premier stop, le non moins célèbre marché municipal de Sao Paulo.

Une fois rassasiés, nous flânons dans les ruelles parfois intimistes, parfois tristes, … (Pour en savoir plus, ce lien est intéressant !)

Parfois, touristiques,… qui nous mènerons à la bien connue Cathédrale métropolitaine de Sao Paulo, majestueuse.

A l’international nul n’est tenu, mais nous tenons à nous imbiber du Japon, au Brésil, une partie de l’après-midi. Pour se faire, nous nous rendons au quartier où nous sommes sûrs de trouver la plus grande communauté nippone à l’étranger de leur contrées, paraît il. Dans tous les cas, les services de la chaussée ont su comment leur rendre hommage !

Nous attendons bien évidemment que le feu passe au vert pour nous rendre dans une partie artistique de la ville, par ce chemin usité par un skatteur un peu plus haut, s’adonnant à entrer quelques tricks, sous l’objectif de son ami.

Ce chemin a le don de nous donner un indice du street art que nous allons rencontrer plus loin, où nous en prendrons donc, pleins les yeux. Il s’agit du quartier « Beco Do Batman ».

Pour une première journée, c’est déjà pas mal, alors on ferme la boutique au même endroit où nous l’avions ouverte.

Cette fois la devanture est clairement bouclée, sur une Sao Paulo qui ne dort jamais, probablement. Le pont accompagné de ses lumières violettes a assez de succès pour avoir sa page Wikipedia et peut être qualifié de pont à haubans avec la particularité d’avoir deux routes qui se croisent en son centre, très belle réalisation architecturale.


Jour 2

A peine arrivés que le départ guette. Nous sautons non pas dans une rame cette fois, mais bien dans un taxi local et avons comme objectif de remonter une bonne partie de l’Avenue Paulista, fermée à la circulation en ce dimanche, comme quelques autres.

Les buildings y sont intéressants et qui plus est, photogéniques.

Plus aucun doute possible, nous sommes bien là où nous sommes !

Plus une minute à nous, un avion nous attend à l’aéroport du coin, il vient d’atterrir.

L’affichage électronique nous le confirme, c’est parti pour Rio, après une tranche de pizza attrapée au vol entre deux portes d’embarquement !

Alignement sur la piste, littéralement encerclée par la gigantesque Cité ! C’est l’aéroport de La situation pour des vues exceptionnelles.

Nous remontons la côte quelques instants et la descente est déjà entamée pour Rio De Janeiro. Nous survolons le stade olympique, contemplons le Mont du Pain de Sucre et nous laissons bercer jusqu’à Santos-Dumont et sa courte piste entourée de la Baie de Guanabara.

Nous rejoignons notre demeure des 3 prochains jours, à deux pas de la célèbre plage de Copacabana. La police veille, nous dormons sur nos deux oreilles.


Jour 3

Nous surveillons nos arrières et démarrons cette journée par un chouette moment de bus local afin de rejoindre l’Escalier Selarón.

Fort de la bonne première impression des transports publics de la ville, nous tentons à nouveau l’expérience qui ne manquera de nous marquer avec un presque retournement du bus heurtant un trottoir à vive allure. Sains et saufs, nous prenons de l’altitude au Mont du Pain De Sucre. Rien ne nous arrête, « attrape nous si tu peux » !

De la station intermédiaire la vue est déjà pas mal du tout, tout proche de l’aéroport emprunté la veille.

Nous prenons les cabines rendues bien connues par un certain Bond, James Bond.

Tout aussi magnifique depuis le deuxième sommet.

Nous retournons à la station intermédiaire et nous retrouvons nez à nez avec les locataires du lieu, les Micos.

Nous tombons également nez à nez avec cet hélicoptère qui ne donne qu’une impression, il n’attend que nous !

Nous donnons l’obole et en prenons en plein les yeux !

Et la journée va bientôt tirer le rideau, alors petite balade à la plage, sous bonne protection.

Avant de fermer les yeux, tour à 360 degrés de ce qui nous entoure du haut de notre hôtel ! Un vrai patchwork.


Jour 4

Il est tôt, très tôt, condition obligatoire pour vivre un des ces moments uniques qui ne ressemblent donc à aucun autre.

Les yeux écarquillés et émerveillés, nous nous rendons à 710 mètres d’altitude, au Corcovado, lieu de résidence de la statue du Christ Rédempteur. Il reste stoïque face aux nuages qui le chatouillent.

La vue est somme toute très belle, malgré le temps incertain ce matin.

Hop, descente en train, à crémaillère.

L’après-midi sera consacrée au magasinage dans l’un des grands centres commerciaux de la ville. Peu intéressant, alors voyons plutôt à quoi ressemblent les bus de Rio De Janeiro !


Jour 5

Une fois que l’on connaît l’heure du lever du soleil, ça devient un jeu d’enfant de ne pas le louper !

Assez des transports, c’est à pieds que cette journée se déroulera. Première étape, les canons du Fort de Copacabana qui met de l’ordre entre cette dernière et Ipanema au bout de leurs plages respectives !

Les dessous du Fort.

Les dessus du Fort.

Nous continuons la balade des gens heureux.

La soirée sera consacrée à remonter Copacabana en planche à quatre roulettes à destination d’une excellente adresse pour les plaisirs de la bouche.


Jour 6

Changement d’adresse, changement de transport, nous sautons dans une voiture de location. Barra Da Tijuca est en vue.

Notre Jeep aurait-elle faim, pensent les vendeurs à la (pas tant que cela) sauvette.

Après une dépose rapide des bagages, nous grimpons la Pierre de Pontal. Presqu’île à 15 heures, île à 16 heures, attention à ne pas se faire avoir !

La fatigue aidant, il est donc bien temps de rejoindre notre tipi, pour la nuit.


Jour 7

Jour 7. Il nous portera chance, mais nous ne le saurons que 3 jours plus tard lorsqu’une dépêche tombera, annonçant au moins 14 personnes, tombées elles aussi, mais sous les balles lors d’une opération de police.

Nous visitons le Musée d’art contemporain à Niteroi, probablement plus intéressant pour sa soucoupe que pour ses oeuvres aussi nombreuses que les visiteurs qui s’y rendent chaque jour…

Le tapis rouge n’y fait rien, le coin est déserté.

Clique, claque, un cliché de l’intérieur pour la route. L’architecture est magnifique et la structure est bien conservée pour sa vingtaine d’années.

Certainement inconscients, nous reprenons le volant pour Teresopolis.

Les chemins de traverses sont en terre, les projets autoroutiers à l’abandon, l’ambiance est lourde. Signe de la très rapide installation de la crise, une multitude d’enseignes le long de la route proposant des piscines à foison, qui ne trouveront pas leurs propriétaires de sitôt. L’ananas se vend à 50 centimes le long des chemins.

Nous poursuivons et débutons l’ascension de Teresopolis par cette route bucolique.

L’objectif est un petit trek et plus précisément celui nommé « La carte postale » !

Le temps n’est clairement pas avec nous mais nous ne renonçons pas. Ne jamais renoncer, telle est la devise. Nous sommes trempés et après le déluge, … toujours le déluge, mais la chance tourne un peu avec une photo posée sur deux poteaux pour nous aider à imaginer ce que nous sommes en train de louper !

La carte pour les jours meilleurs.


Jour 8

Prendre des forces, … pour les mollets et pour l’esprit. Nous prenons un gargantuesque petit déjeuner sur la terrasse de notre logis et ne tardons pas à étudier la prochaine carte.

Place à l’ascension.

Arrêt ravitaillement et souvenirs.

Pour enfin découvrir le clou du spectacle. Une pierre dans le fond de la photo sur laquelle il est de bon ton de se prendre en photo et ajustant l’angle de la photo, la perspective donne l’impression d’être suspendu dans le vide. Ainsi, il faut attendre, attendre et encore attendre. De bonne heure, c’est une heure d’attente, en basse saison. Pour la haute, prenez plus de patience que d’eau dans votre besace.

Mise à part cela, les vues du sommet sont magnifiques et valent à 100% le déplacement.

Entre la montée, l’attente et la descente, la journée touchera assez rapidement à sa fin. L’occasion de faire quelques kilomètre où le bitume nous portera. Ceci est bien une autoroute. Combien de voies ? Variable selon chaque voiture y circulant ! Attention également aux chevaux et autres animaux…

La nuit tombe et nous avec, dans les bras de morphée.


Jour 9

Dernier jour et pourquoi pas un petit tour à la plage à deux pas de là.

Notre carrosse du soir, comportant 2 ailes et 4 réacteurs attendra bien quelques instants que nous profitions d’un dernier moment d’émotion en compagnie de notre astre préféré.

Toute bonne chose doit prendre fin pour encore mieux recommencer. Retour à la case départ par les airs.

En espérant vous avoir donné du plaisir à lire ce récit et donné envie de découvrir peut-être un jour ce superbe morceau de notre belle planète, à disposition pour les éventuels commentaires et/ou questions !